Audiovisuel

Écoproduction : les démarches du secteur audiovisuel

En France, le secteur audiovisuel est associé à 1,7 million de tonnes de CO2 émises chaque année, selon les données fournies pour cet article. Les déplacements, l’énergie consommée sur les plateaux et les décors contribuent à cette empreinte…

En France, le secteur audiovisuel est associé à 1,7 million de tonnes de CO2 émises chaque année, selon les données fournies pour cet article. Les déplacements, l’énergie consommée sur les plateaux et les décors contribuent à cette empreinte carbone.


L’écoproduction organise la réduction de ces impacts dès la préparation d’un projet, plutôt que d’ajouter des mesures au dernier moment. Ses leviers vont de l’économie d’énergie à la mobilité responsable, en passant par l’éco-conception et la gestion des déchets.


A retenir :


  • Réduction des émissions par des choix anticipés et mesurables
  • Organisation collective des équipes, prestataires et lieux de tournage
  • Économies possibles de ressources, d’énergie et de matières premières
  • Accès aux aides publiques lié à des critères environnementaux

Écoproduction audiovisuelle : comprendre les impacts et les leviers


Pour passer des objectifs aux décisions concrètes, il faut d’abord repérer les étapes qui pèsent le plus dans un projet. Une production durable ne se limite pas au plateau : elle concerne aussi la préparation, la postproduction et la fin de vie des décors.


Mesurer l’empreinte carbone du tournage


Dans cette démarche, la mesure sert à hiérarchiser les actions plutôt qu’à produire un chiffre isolé. Selon Ecoprod, Carbon’Clap permet aux équipes d’estimer l’empreinte carbone de leurs projets et d’identifier des pistes de réduction.

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Les transports, l’énergie, la décoration et l’alimentation figurent parmi les postes examinés dans les recommandations du Label Ecoprod. Une étude portant sur 44 productions rapporte une baisse potentielle pouvant atteindre 41 % sur des domaines clés lorsque ces recommandations sont appliquées.


Les leviers varient selon le format, les lieux et les contraintes de fabrication :


  • Transports : regrouper les lieux et favoriser les trajets moins émetteurs
  • Énergie : limiter les consommations et choisir des équipements adaptés
  • Décors : réemployer les éléments et privilégier les ressources locales
  • Déchets : organiser le tri, la réutilisation et la revalorisation

Faire de l’éco-conception un réflexe de préparation


Une fois les postes repérés, l’éco-conception permet d’intégrer les contraintes environnementales aux choix artistiques et techniques. Par exemple, une équipe peut étudier plusieurs lieux proches avant de fixer son plan de travail, puis adapter les décors aux matériaux disponibles.


Étape Impact à examiner Levier d’action
Préproduction Distances et besoins logistiques Regroupement des lieux et planification
Tournage Déplacements et consommation d’énergie Mobilité responsable et équipements adaptés
Décors Achats de matières et déchets produits Réemploi et approvisionnement local
Postproduction Usage des équipements et ressources Suivi des besoins et choix techniques sobres


Selon Ecoprod, la préparation et les outils de calcul aident à transformer ces intentions en décisions suivies. Cette organisation devient d’autant plus utile lorsque les rôles et les responsabilités sont définis dès le départ.

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Tournage écoresponsable : organiser les équipes et les moyens


Ces choix de préparation prennent forme sur le plateau, où les délais et les habitudes peuvent compliquer leur application. Une coordination claire aide l’équipe à maintenir les objectifs sans opposer exigences créatives et pratiques responsables.


Répartir les responsabilités de l’éco-production


Dans l’organisation quotidienne, le ou la chargée d’éco-production coordonne les actions avec les différents métiers et prestataires. Cette fonction facilite le suivi des déplacements, des achats, des consommations et des déchets, tout en faisant circuler les consignes utiles.


Selon Ecoprod, des formations et des ressources sont proposées pour accompagner les métiers du secteur audiovisuel. Une séance de sensibilisation avant le tournage peut, par exemple, expliquer où déposer les matériaux réutilisables et comment signaler une dépense évitable.


Les repères suivants aident à ancrer la démarche dans le travail de chaque service :


  • Production : intégrer les objectifs au calendrier et aux achats
  • Régie : organiser les trajets et les besoins du plateau
  • Décors et costumes : rechercher le réemploi et la seconde main
  • Ensemble de l’équipe : appliquer les consignes et signaler les difficultés

Réduire les surcoûts perçus et les contraintes


La crainte d’un budget supplémentaire freine parfois les équipes, alors que les données fournies situent souvent le coût additionnel entre 0 et 1 % du budget total. Ce repère ne garantit pas le même résultat partout : il dépend du projet, des choix déjà prévus et des solutions locales.

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Obstacle fréquent Réponse opérationnelle Effet recherché
Délais serrés Décisions environnementales prises en préproduction Moins d’arbitrages tardifs
Coût redouté Comparer les achats neufs et les options de réemploi Choix budgétaires mieux informés
Habitudes dispersées Consignes partagées entre services et prestataires Application plus cohérente
Manque de visibilité Suivre les postes avec un outil de calcul Priorités plus faciles à repérer


La coordination ne repose donc pas sur une seule personne : elle dépend aussi de décisions prises assez tôt pour éviter les urgences coûteuses. Les dispositifs d’accompagnement et les règles de financement renforcent cette dynamique à l’échelle du secteur.

Transition écologique audiovisuelle : aides, labels et outils


À l’échelle des productions, les efforts individuels gagnent en portée lorsqu’ils s’appuient sur des outils communs et des règles lisibles. En France, le CNC joue un rôle structurant en associant des exigences environnementales à certaines aides publiques.


Comprendre les critères environnementaux du CNC


Dans ce cadre, les productions concernées doivent intégrer un bilan carbone prévisionnel et répondre aux critères applicables aux aides. Ces obligations encouragent l’anticipation : une équipe peut comparer ses options de transport ou de décor avant que les choix ne deviennent difficiles à modifier.


Le programme « Plan Action ! » accompagne cette orientation pour le cinéma, l’audiovisuel et les industries techniques. Les conditions précises dépendant des dispositifs, les producteurs doivent vérifier les règles correspondant à leur demande auprès du CNC.


Mobiliser les ressources d’Ecoprod et l’économie circulaire


Les outils et les réseaux professionnels complètent les obligations en proposant des méthodes de travail et des ressources par métier. Selon Ecoprod, son Label accompagne la certification des œuvres, tandis que Carbon’Clap sert au pilotage et à la mesure des émissions.


Pour une production, ces ressources peuvent soutenir des achats responsables, le réemploi des costumes et des décors, ainsi que la gestion des déchets. Le mécénat et les partenariats liés à l’environnement peuvent également contribuer à certains projets, sans remplacer la planification ni le suivi des impacts.


Les appuis mobilisables couvrent des besoins différents selon l’avancement du projet :


  • Outils de calcul : repérage des postes d’émissions
  • Label Ecoprod : accompagnement de la démarche de certification
  • Formations : sensibilisation adaptée aux métiers audiovisuels
  • Réseaux professionnels : partage de méthodes et de ressources

Lorsque mesure, organisation et accompagnement se rejoignent, l’écoproduction devient une méthode de production plutôt qu’une action isolée. La qualité du suivi dépend alors de données vérifiables et d’objectifs adaptés à chaque œuvre.

Source : Ecoprod, « Étude d’impact de l’éco-production audiovisuelle », Ecoprod, 2024.

À retenir

Le bon choix de formation dépend toujours de votre propre profil

Qu'il s'agisse d'un diplôme classique, d'un bootcamp intensif ou d'un parcours en ligne, chaque format répond à une logique différente. Comprendre ces nuances permet de choisir, de s'engager et de progresser avec plus de justesse dans son parcours en informatique.

Pour aller plus loin

  • Toujours clarifier son profil et le métier visé avant de choisir une formation
  • Comparer les formats sur des critères concrets, pas seulement sur leur réputation
  • Tester avant de s'engager pleinement, via un module ou un projet personnel
  • Garder en tête que la constance dans l'effort compte souvent plus que le point de départ